Ces quelques conseils s’adressent à des écrivains débutants ou à des auteurs qui, n’ayant pas encore publié, désirent s’adresser à une société d’ édition et, le cas échéant, à EDRS (voir rubrique Qui sommes-nous pour connaître notre ligne éditoriale).
NB – Il est rappelé que toute information communiquée ne saurait engager d’une quelconque façon l’auteur ou l’éditeur. Toute information peut être adressée – au moins dans un premier temps –, sous forme de courriel auquel peuvent être joints un résumé et, le cas échéant, des extraits de votre manuscrit.
Une démarche personnelle
Vous vous êtes engagé(e) sur les chemins de l’écriture pour répondre à une intuition personnelle ou dans la perspective d’être édité(e). Dans l’un ou l’autre cas, votre démarche mérite le respect !
Nous vous conseillons de donner libre cours à votre créativité. Vous serez alors en possession d’un ouvrage unique dont vous pourrez revendiquer l’originalité, de même que l’écriture.
Edition à compte d’auteur ou par un éditeur ?
Il conviendra de distinguer entre, d’une part, un travail d’écriture de type personnel (tel un journal retraçant une chronologie d’événements dont vous avez été l’acteur et/ou le spectateur), et, d’autre part, un ouvrage dont la finalité est la publication par un éditeur.
Dans le premier cas, il s’agira d’une édition réservée prioritairement à des proches ou à un cercle d’amis (il pourra s’agir, par exemple, de témoignages personnalisés ou d’anecdotes en relation avec une histoire familiale, …)
Dans le second cas, vous devrez trouver un terrain d’entente avec un éditeur, car celui-ci mesurera votre travail à l’aune de ses propres critères et exigences. La qualité de votre écriture sera également déterminante.
La « ligne éditoriale » de l’éditeur
Tout éditeur définit au préalable ses spécialités qui s’exerceront par exemple dans le domaine de la publication de livres historiques, d’ouvrages régionaux, … soit encore en matière de littérature romanesque, de poésie, etc. En ce qui concerne les grandes sociétés d’édition, les diverses spécialités seront regroupées en départements ou au sein de collections.
En tout état de cause, il serait vain pour un auteur (car cela occasionnerait perte de temps et frais supplémentaires) de contacter un éditeur sans s’être informé au préalable de la ligne éditoriale de ce dernier.
Le travail avec l’éditeur
Sauf cas d’exception (auteur maîtrisant particulièrement bien son sujet), tout éditeur faisant correctement son travail vous demandera de peaufiner votre manuscrit. Ne vous y trompez pas : dans cette affaire, votre éditeur n’est pas votre ennemi. Sachez donc en faire un allié !
Vous devrez donc accepter d’accorder de l’importance aux suggestions et conseils qui vous seront prodigués. Ils pourront porter sur la structure du livre, d’éventuels compléments ou apports, … ainsi que sur le style.
Toutefois, si un désaccord substantiel survenait ou si la confiance tardait à s’instaurer, il vous faudrait trouver un autre éditeur. Dès lors que le travail que vous avez fourni est de qualité, vous rencontrerez, à un moment ou à un autre, le responsable d’édition qui saura reconnaître la valeur de votre manuscrit.
Comment procéder pour contacter un éditeur ?
Après vous être renseigné(e) sur la ligne éditoriale de l’éditeur que vous souhaitez contacter, vous pouvez, soit lui adresser votre manuscrit de façon traditionnelle, c’est-à-dire par la poste, soit encore - tout à la fois par souci d’économie et d’efficacité -, utiliser l’un des systèmes qui se substituent aujourd’hui avantageusement à la circulation physique des documents, à savoir la messagerie électronique.
L’e-mail ou courriel constitue donc un excellent moyen de communiquer les premiers éléments susceptibles d’attirer l’attention d’un éditeur. C’est d’ailleurs le vecteur privilégié que nous recommandons d’utiliser pour contacter notre maison d’édition.
Dans le corps de votre message, il vous suffira d’insérer un résumé de votre manuscrit, puis de joindre, à un fichier de type word ou rtf, une sélection de vos meilleures pages (par exemple, les dix premières pages, les dix pages centrales, ainsi que les dix dernières pages)
Ne soyez pas surpris(e) de devoir attendre plusieurs semaines, voire même quelques mois avant d’obtenir une réponse. Côté éditeur, Il faudra en effet attendre qu’un comité de lecture puisse donner son avis sur l’intérêt ou l’opportunité d’une publication. Vous pourrez néanmoins relancer vos interlocuteurs.
En dehors des ouvrages ponctuels en relation avec l’actualité immédiate, il faut savoir qu’un éditeur établit son calendrier de publications sur les six à douze mois à venir.
Comment protéger vos œuvres ?
Un dernier conseil. Sachez que, dans leur grande majorité, les éditeurs (dont EDRS) seront respectueux de votre travail et veilleront à sa confidentialité. Cependant, mieux vaudra protéger votre création.
Pour assurer une protection à une œuvre, plusieurs moyens peuvent être utilisés (le cas échéant de façon complémentaire), du plus simple au plus élaboré. Le moyen le plus basique consistera à adresser le manuscrit à … vous-même, sous pli recommandé scellé.
Pour une protection accrue, vous pourrez, de préférence, déposer une copie auprès de la Société des Gens de Lettres de France
Hôtel de Massa 38, rue du Faubourg Saint-Jacques 75014 Paris
Tél. 01 53 10 12 00
http://www.sgdl.org/somm.htm
A défaut, vous pouvez aussi déposer votre manuscrit chez votre notaire.